Anousté

Anousté
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Anousté

Arnaud Ducoux dit « Anousté », ancien élève des Beaux-Arts de sa ville, qui vit entre Bordeaux et Montalivet où se trouve son atelier, propose ses créations variées : gros galets (de cèdre) brûlés, tableaux réalisés avec un tronc d’acacia pour tampon encreur, balançoire qui balance donc, tel un mobile enfantin, et, pour le sourire, une épuisette végétarienne qui, par définition, n’attrapera rien !

Anousté est un artiste plasticien, principalement sculpteur. Il a basculé d’une vie de graphiste à une vie d’artiste en se tournant d’abord vers la création d’objets de mobilier en bois puis en allant plus loin dans la texture en commençant à le brûler.

Anousté est un nom gascon qui signifie : qui vient de chez nous. Cela prend tout son sens quand on sait qu’il n’utilise que des bois provenant des environs de chez lui.  Ce sont des bois d’ici, du médoc, « à nous » : « Anousté ».

Son univers artistique peut être décrit comme un travail allant vers la matière, vers un art assez brut, minimaliste et épuré. La base de son travail, c’est vraiment l’art brut. Son outil principal est la flamme. C’est l’outil de la transformation qui ouvre plein d’horizons différents dans la matière.

La place de la Nature est vraiment prépondérante pour lui. Son travail artistique est un travail de révélateur, une manière de révéler ce que peut être la Nature lorsqu’elle est en transformation, jamais immobile, toujours en mouvement. C’est aussi une leçon de vie à prendre : il n’y a pas de pérennité, tout est en mouvement.

« Les créations d’Anousté vont à l’essentiel, une forme d’art brut, minimaliste et sensoriel qui nous offre une poésie sensible et intimiste », écrit Alice Roullée dans « Art et Miss ». On ne peut mieux dire. « Cultiver le beau et l’amour de la matière : l’équilibre est son critère principal pour définir l’avancée de son travail esthétique, poursuit-elle. L’épure de ses œuvres devient une signature. Il sublime les lignes du pin, du chêne ou du cèdre et va à l’essentiel pour honorer et rendre visible la beauté singulière de chaque essence. La flamme est un outil de sculpture qu’Anousté utilise pour plonger dans un esthétisme qui lui est propre. Le carbone, fixé avec une huile, offre alors une unité de couleurs sombres et noires qui fera exploser les formes, les reliefs et surtout la lumière. »